Un petit mot sur le projet Mare Nostrum

L’autre jour, je suis tombée par hasard sur ce projet bien sympathique

Mare Nostrum, ce sont deux étudiants qui ont décidé de partir 1 an en kayak de mer sur les bords de la Méditerranée : 10 000 km du détroit de Gibraltar à Istanbul. Ils en profiteront pour réaliser des missions scientifiques d’observation océanographique, en partenariat avec des universités et des observatoires marins. Ils prévoient aussi de réaliser un film avec des interviews d’habitants du pourtour de la Méditerranée et de visiter des écoles tout au long de leur parcours. Somme toute, un mélange de sport, de sciences, de rencontres, de création, de sensibilisation aux questions environnementales, de questionnements sur l’identité culturelle méditerranéenne …

Dans ce projet, trois choses m’ont marquée.

La première, tout à fait anecdotique : le kayak de mer. Pour moi, un kayak, c’était une basique coque en plastique avec un creux pour s’asseoir, et on pagaie, on pagaie… Et bien ce n’est apparemment pas le cas du kayak de mer ! Leurs kayaks sont bien plus évolués, équipés d’un gouvernail, d’une dérive, de voiles, d’un panneau solaire, d’un désalinisateur …

Après une petite recherche, tous les kayaks de mer ne possèdent pas cet équipement. Le modèle de base reste celui que la plupart d’entre nous connaissent. Les modèles à voile restent relativement particuliers. Si vous voulez voir à quoi ça ressemble, les deux « pères » de Mare Nostrum ont choisi les leurs chez ce fabricant : http://www.plasmor.fr/fr/acheter-kayak/Kayaksdemer/2.html. On y trouve même des kayaks à moteur (je ne vois pas l’intérêt, c’est plus du kayak à ce niveau là !).

La deuxième, c’est l’idée d’un « voyage utile ». Moi qui ai envie de partir explorer le monde, découvrir, rencontrer, visiter, je trouve ça absolument génial. Et je me dis, si deux étudiants en kayak de mer peuvent faire des relevés et observations utiles à la recherche en longeant les côtes de la Méditerranée, est-ce que un bateau familial qui fait régulièrement des traversées ne pourrait pas aussi se transformer en « plateforme scientifique » en sensibilisant les croisiéristes de loisir ? Mais il faudrait un lien entre les structures de recherche et les communautés de croisiéristes… Simple réflexion, si ça se trouve, ça existe déjà.

La troisième, c’est qu’ils utilisent Ulule, une plateforme de crowdfunding, pour financer une partie (5000 € sur 60000 €) de leur projet. Je pense que je détaillerai le principe du crowfunding dans un autre billet, surtout si nous nous décidons à l’utiliser. Pour l’instant, à peu près 50% des 5000 € appelés ont été financés. Ce n’est pas sûr que le but des 5000 € soit atteint. Et l’astuce de ce site de crowdfunding est que si le but n’est pas atteint l’argent n’est pas transféré. Donc j’espère pour eux qu’ils atteindrons leur but avant l’échéance. Notre projet est bien sûr beaucoup moins attractif pour la majorité des gens, mais au vu de ce projet je pense qu’il est réaliste que nous financions une partie de notre projet par crowfunding.

Si vous voulez allez vous renseigner sur Mare Nostrum, voir leur donner un petit coup de pouce : http://fr.ulule.com/mare-nostrum/

La Chapelière

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